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 Ezio Joseph Luciani → L'âme d'un tueur dans une enveloppe de soie

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PDG -Groupe Anti-mutant
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MessageSujet: Ezio Joseph Luciani → L'âme d'un tueur dans une enveloppe de soie   Jeu 12 Mai - 19:06


Ezio Joseph Luciani
ft. Ian Somerhalder
↘ carte d'identité

NOM : Luciani
PRÉNOM/s : Ezio Joseph
SURNOM/S : Aucun, il n'en accepte pas. Mais il accepte de ce faire appeler par la première section de nom son de code : Bloody
NOM DE CODE : Dannazione mais les gens on tendance à l’appeler sous la traduction anglaise : Bloody Hell, plus pratique..
ÂGE : 36 ans
STATUT PROFESSIONNEL : PDG d'une multinationale vendant les services de gens spéciaux à des fins scientifique (trafic de mutant pour Trask industries, il gère le tout avec classe), Travaille pour des groupe anti-mutant, gère plus d'une dizaine d'équipe sur le terrain. Tente de trouver des scientifiques prêts à recréer et améliorer le remède anti-mutant
STATUT CIVIL : Veuf
NATIONALITÉ/S : Italien
ALLÉGEANCE : PDG - Groupe Anti-Mutant
GROUPE : Vilain



↘ Capacités
J'ai la chance d'avoir plusieurs dons... Pas tous de naissance, mais qui doit le savoir ?

Radar du sang : Si Ezio bois votre sang, une goutte comme un litre, il pouvoir vous retracez partout sur terre dans les prochaines vingt quatre heures (Une victime à la fois). Ses yeux deviennent d'un rouge sanglant temporairement après l'activation de son pouvoir et plus il s'approche de sa victime plus les veines de son visage se font visible pour autrui. Lui ressent ça comme un radar, il se sent attiré vers un point précis et dois le rejoindre rapidement. Attention si vous êtes en chine et lui aux États-Unis il devra emprunter un avion pour vous retrouvez. S'il réussit et qu'il vous trouve alors son radar prend enfin fin, lui permettant de retrouver son apparence humaine complète.

Morsure venimeuse & hallucinogène (Crocs rétractable) : En plus d'avoir des crocs rétractable (s'apparentant aux canines de son frère Cesare, c'est toute sa bouche qui devient pleine de crocs et non seulement deux dents ) la morsure d'Ezio peut être mortelle si elle n'est pas traitée rapidement. Il est aussi venimeux qu'une veuve noire et le seul remède est de sortir tout le poison du corps qui en est attaqué. Si vous survivez au venin il s'en suivra une fièvre horrible suivit d'effet hallucinogène rendant la victime agressive et sans pitié. S'ils survivent à la fièvre (qui dur jusqu'à trois jours) alors la personne sera libérer des effets de la morsure jusqu'à ce qu'Ezio vous attrape de nouveau.

Régénération physique : ( Acquis par test scientifique, n'est pas né avec ce pouvoir) Suite à des expériences avec des scientifiques pour qui Ezio à travailler il a acquis la régénération physique lui permettant ainsi de stopper son vieillissement (le ralentir, mais il ne sait pas encore l'ampleur de tout cela puisqu'il n'a ce pouvoir que depuis dix ans) il peut régénérer des blessures non mortel sans problème. Les organes vitaux sont plus durs à guérir toutefois, mais ils finissent par revenir à leurs états initiaux si Ezio prend beaucoup de repos et évite de se faire attaquer de nouveau. Ne se régénère pas; Son cœur, son cerveau. S'il est atteint à ces endroits son pouvoir s'arrête immédiatement et il meurt sur le coup...

↘ Caractère
Sadique, Cruel, Manipulateur, sans aucun remord ni pitié, Sociopathe, Psychopathe, Intense, Indépendant, Possessif, Très intelligent, Humoristique, Ambitieux, D'une patience impressionnante, Fidèle, Aucun remord face à la mortalité, Colérique & Protecteur envers sa famille.
derrière l'écran
Manuviart | Joanie
Quel âge as-tu ? 24 ans Comment es-tu arrivé jusqu'à nous ? Je suis la fondatrice Comment trouves-tu notre forum ? Je le déteste tellement que je l'aime au final <3 A quelle fréquence penses-tu nous rendre visite ? Le plus possible Un petit mot pour la fin ? Champetre .. ce mot me plait !


Dernière édition par Ezio J. Luciani le Mar 21 Fév - 21:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ezio Joseph Luciani → L'âme d'un tueur dans une enveloppe de soie   Jeu 12 Mai - 19:13

Don't you understand? There is no end to this...
Qui, dites-moi, ressent le besoin surpuissant de tout connaitre des autres ? En fait, en quoi cela est-il bon pour tous de connaitre la vie entière d’un être humain que nous ne connaissons même pas ? Personnellement, je trouve idiot de voir toutes les personnes qui peuvent se permettre de publier une biographie sans réel but pour parler d’eux-mêmes de manière merveilleuse et héroïque. Sincèrement, ça fait tellement pitié. Je sais que je m’écarte, mais vous êtes là pour écouter non ? Alors vous la fermez et on laisse la parole à celui qui paie … Je ne comprends toujours pas à quoi parler de ma vie et de mon enfance peut avoir de si important, pour comprendre d’où vient mon supposé problème d’agressivité ? Et si je refuse de parler de mon enfance, que ferez-vous ? Me le faire dire à coup de pelles en plein visage ? Non ? En fait connaissant votre métier vous risquez davantage de me faire payer pour vos stupides consultations pour aucune raison jusqu’au jour où mon portefeuille va être tellement vide que je n’aurai plus le choix … je me trompe ? Vos yeux disent le contraire de vos paroles, vous saviez ? Et c’est moi qu’on traite de profiteur … Mais bon si réellement je n’ai pas le choix … aussi bien faire sortir le méchant. J’espère que vous êtes bien assis, car il y a des choses mon cher qui risque de vous faire froid dans le dos … peut-être, le suicide serait une bonne idée.

Ma venue au monde a été une grande joie pour ma mère qui voulait tellement avoir un garçon dans la famille. Mon père sur le coup avait même été heureux de pouvoir me tenir contre lui les premières semaines de ma vie. Si seulement il avait pu prévoir ce qui allait suivre ensuite, probablement qu’il aurait tenté de me retourner de l’endroit où je venais … retour à l’expéditeur. Même dès mon plus jeune âge je sentais que mon père n’était pas le même que lorsqu’il regardait mes deux sœurs aînées. Il y avait une étincelle qui mourrait lorsque ses iris se retrouvaient sur moi, son visage devenait sombre, froid, dédaigneux. Je n’ai pas remarqué cette différence immédiatement il faut dire, ma mère passait tellement de temps en ma compagnie que je n’avais pas beaucoup de temps pour penser au comportement de mon paternel. Je me souviens encore clairement du visage illuminé de ma chère et tendre mère lorsqu’elle passait du temps avec moi, son regard brillait de mille feux, elle me disait sans arrêt comment j’étais unique et à quel point elle pouvait être fière de moi malgré tout ce que les autres pouvaient penser. Malgré le fait qu’elle ne soit plus là aujourd’hui je dois avouer que malgré toutes les difficultés que j’ai pu connaitre en vieillissant, elle a été une source de support sans fin pour moi. Elle semblait m’aimer plus que les autres, son cœur semblait rempli lorsqu’elle était avec moi. Pas seulement pour me faire plaisir, mais parce qu’elle le ressentait réellement. C’était réconfortant.

La famille de laquelle je viens n’est pas réellement reconnue pour ses bons côtés, en fait je suis certain que même vous, vous avez déjà entendu le nom de notre clan quelques parts suivis d’une histoire un peu loufoque. Et bien, je vais vous apprendre quelque chose d’incroyable. Malgré toutes les fausses représentations pour taire les histoires macabres de meurtres, de kidnapping et de torture. Absolument tout était réel. Je suis, moi-même la cause de quelques décès dans mon enfance. Certains enfants pourraient mal vivre le fait de tué quelqu’un, mais moi personnellement sa ne m’a jamais fait grand-chose. En fait, j’ai toujours su au fond de moi que j’étais une mauvaise âme donc en vieillissant et en découvrant des parties de ma personnalité que je ne connaissais pas ne m’a pas vraiment traumatisé. J’ai été surpris, mais il faut dire qu’avec les dons de ma famille, il fallait s’y attendre. De quel nom de famille je parle ? Vous êtes ignare en plus d’être profiteur ? Non, mais faites un effort bon sang ! C’est écrit sur vos documents. Voyez ici sur le dossier à mon nom : Ezio Joseph Luciani. Même pour moi c’est une évidence ! Mais bon continuons, je n’ai pas de temps à perdre moi. Comme je le disais, la famille était bien connue et l’histoire entendue était parfois horrible et pourtant rien ne nous était jamais reproché. Peut-être ceux qui nous accusaient tenaient trop à leur famille pour réellement faire voir nos pires côtés. Les accidents étaient fréquents, avoir des enfants possédant des dons qui peuvent être dangereux en présence d’humain avait ses qualités, mais aussi ses défauts malheureusement. De quel genre de dons ? Laissez-moi parler et je vais pouvoir vous le dire bon sang !

Le premier vrai incident dont j’ai eu conscience remonte à longtemps, je devais avoir peut-être 2 ans. Ma sœur aînée contrôlait le feu, il lui arrivait souvent de se promener dans la maison avec, entre les mains, une petite flamme naturelle qui pouvait devenir immense si elle se mettait en colère. Cependant, ce fut la peur qui créa l’accident. De quoi elle a eu peur ? En fait, c’est de moi qu’est venue l’horreur. Je n’avais pour ma part toujours pas démontré un seul petit signe d’un don quelconque et d’ailleurs, sur ce point mon père commençait réellement à devenir de plus en plus impatient. Il refusait que le clan Luciani soit porteur d’un enfant faible. Ce fut le jour où ma sœur passa tout près de mettre le feu au domicile familial que l’on put découvrir le don qui se mouvait dans mon sang. Pendant qu’elle jouait avec moi, ma mère s’était coupée avec une feuille de papier et du sang avait alors perlé sur sa peau si parfaite. Immédiatement, elle m’avait dit avec un doux sourire que tout allait bien, mais que je devais rester tranquille dans la chambre et qu’elle reviendrait ensuite. Je l’avais alors observé se relever doucement puis quitter la chambre sans un mot. Une très légère odeur avait, quelques instants à peine après son départ, attiré toute mon attention. Là, sur le sol, une très petite goutte d’un liquide rougeâtre brillait sous la lumière qui provenait de l’extérieur. Non, mais oh ! Vous n’êtes pas censé garder le silence et ne pas juger vos clients ? Je sais que vous me jugez, vos yeux vous trahissent encore … Je continue ou non là ? Car sincèrement si vous êtes pour être mal a l’aise pour une goutte de sang avalé par un enfant de deux ans, aussi bien vous dire que vous allez frôler la crise cardiaque plus tard !  Bon, merci, je continue. Donc, comme je le disais, mon regard s’était posé sur une petite goutte du sang de ma mère. Étant un jeune enfant, je fis ce qui me paraissait le plus logique à ce moment-là. Le plus étrange, ce fut cette sensation particulièrement folle que je ressentis lorsque la petite perle rouge toucha ma langue. Immédiatement, mon corps fut rempli de vibration violente, mon corps pouvait percevoir chaque mouvement de ma mère, et ce même si elle se trouvait loin de moi à ce moment précis. Sous l’impulsion du moment, je m’étais doucement relevé et ensuite j’avais pris mon courage pour marcher tranquillement vers la porte de ma chambre. Je ne le savais pas à ce moment, mais mon corps était couvert de veine sombre au niveau de mon cou et mes yeux étaient devenus particulièrement sombres. Étrangement, je me sentais bien, mais je savais que je devais retrouver ma mère le plus rapidement possible.

L’incident dont je vous ai parlé plus tôt se fit au moment ou tournant un coin pour retourner à sa chambre ma sœur la plus âgée se retrouva devant mon petit être. Un cri d’horreur se fit alors entendre et pendant un court moment, elle perdit le contrôle de son pouvoir qui devint en quelques instants une boule de feu immense. Les rideaux étant tout près … vous comprenez ce qui s’est produit, je présume. Immédiatement, mes deux parents se lancèrent à la recherche du problème. Ce fut mon père qui arriva en premier et grâce à un instincteur, il éteint le feu qui commençait à se propager, mon autre sœur étant absente, elle ne pouvait pas vraiment aidée. Lorsque ses yeux se sont posés sur moi, j’ai pu comprendre immédiatement qu’il s’attendait à tout sauf à cette vision. Son fils de deux ans se trouvait là, les yeux aussi noirs que l’abysse et des veines qui grossissaient dangereux plus ma mère approchait de nous. Ce fut la seule fois où son regard démontrait autre chose que du dégout lorsqu’il me regardait. Nos regards son restés ainsi, immobile et fixe, moi observant cet homme en silence et lui percevant chaque parcelle de l’avancement de mon pouvoir à chacun des pas de ma chère et tendre mère. Mon cœur battait plus fort à chacun de ses mouvements, mon cerveau me criait d’aller la rejoindre et pourtant je restais là, immobile, à observer mon père. Je regardais sa surprise se transformer en dégout alors qu’il comprenait tranquillement à quoi était relié mon pouvoir. La localisation s’était tellement faible comme don. C’est à se moment je crois qu’il s’est confirmé à lui-même que je n’avais pas ma place dans cette famille. En vieillissant, j’ai compris que ce n’était pas une mauvaise chose en fait. C’était mieux ainsi, j’avais davantage de liberté. Mon corps redevint normal au moment où le corps de ma mère tourna le coin en panique, un bandage sur son avant-bras. Elle avait compris, seulement en voyant mon père, que j’avais fait usage pour la première fois de mon gène mutant et que, visiblement, elle allait devoir me protéger encore plus qu’elle le croyait contre ce bourreau.

Mon père ne cessait jamais de tenter de me faire du mal, une poussée, un commentaire désobligeant. Aussi bien vous dire que je me suis senti assez rapidement rejeté. Mes sœurs qui au tout début adoraient passer du temps avec leur frère refusaient maintenant d’être vues en ma présence. Je mangeais seul, à l’écart des autres sauf de ma mère qui refusait clairement de laissé son petit préféré vivre une vie de rejet dans un clan supposément très uni. Mon pouvoir ne pouvant pas apparaitre tout seul à moins que du sang touche mes lèvres avait de bons avantages, ma mère pouvait m’apporter partout avec elle sans aucun risque. De plus, ainsi, elle me protégeait mieux du paternel. Je me souviens d’une conversation entre mes parents alors qu’il croyait que je dormais. Il avait clairement fait entendre qu’un jour, ma mère reviendrait d’une course et que je ne serais plus là et que je serais même impossible à retrouver. Sachant que cet être avait la possibilité de réaliser ses paroles, ma mère avait décidé que peu importe l’endroit, elle emporterait son fils avec elle. J’ai donc vécu mon enfance ainsi, la plupart du temps dans la voiture ou dans des maisons, magasins, boutique, kiosque, plage, cinéma ou autre endroit que je ne connaissais pas réellement. J’ai rencontré de nombreuses personnes très gentilles au court de mes visites hors du manoir familial, mais personne n’a jamais pu faire partir mon sentiment de rejet relié au comportement du trois quarts de ma famille directe. Lorsque j’étais à la maison, je passais tout mon temps dans ma chambre, dans mon petit monde à moi. Aussi bien vous avouez immédiatement que ce n’est pas vraiment la meilleure chose à faire pour qu’un enfant termine en adulte responsable et bien dans sa tête. Les années ont passé très lentement, j’étais heureux le matin de pouvoir me lever et quitter la maison pour passer le plus d’heures possible en dehors de cet endroit. Je m’étais inscrit à de nombreuses activités extra scolaires simplement pour avoir de bonnes raisons de ne pas retourner chez moi. L’école trouvait mon comportement étrange, mais jamais il n’avait pris la peine de parler à ma mère du problème, car lorsqu’elle venait me chercher avec le véhicule familial, elle semblait tellement heureuse de me voir que les professeurs se disaient simplement que j’étais un enfant un peu différent des autres qui aimait beaucoup les activités. Si seulement il avait su … Malgré tout, j’étais un bon élève, mes enseignants n’avaient rien à redire sur mes capacités, j’étais particulièrement doué malgré mon silence et mon comportement parfois étrange.

Ma mère était si fière de moi, elle aimait que je puisse me permettre de passé un peu de temps en dehors du domicile, les dons de mes deux sœurs étant trop visible pour qu’elle puisse être scolarisé normalement, elle ressentait de la joie en sachant que moi, je pouvais me permettre d’aller dans une école normale. Au moins là, je pouvais être sur a cent pour cent que mon père ne pouvait me faire de mal. Bien évidemment, il y a eu quelques incidents avec mon gène à l’école, mais heureusement le directeur était un être comme moi et ma famille et donc il se contentait de me faire entrer dans son bureau et il appelait ma mère pour qu’elle vienne me chercher. Au tout début, lorsque mon gène apparaissait je pouvais manquer plusieurs jours de classe, car la localisation pouvait être active pendant très longtemps. Heureusement, ce n’est plus ainsi aujourd’hui. Quoi ? Non, mon don ne dure pas moins longtemps parce qu’il s’est affaibli ! On appelle sa apprendre à se contrôler espèce de babouin boutonneux ! C’est quoi votre problème à vous les diplômés de grands instituts ? Tu n’as jamais pensé à juste te la boucler ? Ça aiderait surement tes patients à se sentir écouter et comprit merde ! Bon faut je me calme, je vous avertis, c’est la dernière fois que je passe outre vos affreuses manières, la prochaine fois je vous botte votre petit cul tellement fort que même vos pantalons voudront pas participer au massacre … Bon, j’en étais où déjà ? Ah oui … Comme je le disais, mes années à l’école allaient plutôt bien, sans trop d’incidents, plus je grandissais et plus ma mère devenait fière de moi. Et tristement, elle était bien la seule. Plus le temps avançait plus je me sentais rejeter de tous. Aucun membre de ma famille, exception faite de ma mère, ne voulait passer de temps avec moi. Mes deux sœurs aînées d’ailleurs se faisaient plaisir de me martyriser lorsque notre mère ne regardait pas. Bien évidemment mon père savait tout cela, mais pourquoi les arrêter ? Il aurait tout donné pour qu’un vilain incident m’enlève la vie. Dès que ma mère réalisait ce que mes sœurs étaient en train de faire elle les punissait et souvent il s’ensuivait une engueulade avec mon père sur son rôle qui devait normalement être de protéger ses enfants. Ce fut d’ailleurs pendant l’une de ses disputes que mon père émit l’envie secrète qu’il avait au plus profond de lui-même. Je me souviens encore de cette conversation comme si c’était hier, leurs paroles sont claires comme de l’eau et la colère qu’ils ressentaient à ce moment aussi. Je dois avouer qu’une dispute comme celle-là, surtout ce qui y est avoué, marquerait un enfant à vie. Imaginez mon petit moi-même alors âgé de 7 ans qui apprend une telle chose …

C’était un jour de week-end, la journée avait bien commencé, mais après le repas du Midi mes sœurs avaient une nouvelle fois décidé de me faire du mal et au bout d’environ une dizaine de minutes ma mère avait réalisé ce que mes sœurs faisaient lorsqu’elle m’avait entendu pleurer. Immédiatement, mes deux affreuses sœurs avaient été punies et malgré les commentaires colériques de mon père qui ne voulait pas que ses enfants les plus puissants soient punis, ma mère avait maintenu sa position. Elle était en colère au moment où la conversation avait commencé. Ma mère avait alors reproché à mon père d’être le plus grand idiot de la terre et mon père avait alors répliqué que si elle lui avait fait un fils digne de ce nom il n’aurait pas encore une fois cette conversation. Ma mère avait alors accusé mon père de ne simplement pas être un être assez fort pour donner des gènes corrects à ses enfants. Ce fut à ce moment précis que mon père explosa. La colère était telle que je pouvais sentir mes organes vibrer en moi. J’étais assis au sol, près du mur, caressant doucement la brûlure que ma sœur m’avait faite au bras. Lorsque mon père ouvrit la bouche, je ne pus que figer net. Il avait prévu un jour me noyer dans la rivière qui passait sur le domaine. Imaginez apprendre que votre vie risque fort de s’arrêter le jour ou votre père le décide. Affreux n’est-ce pas ? La suite n’est guère mieux je dirais. Ma mère, en panique à l’idée de perdre son fils décida d’une entente, elle lui donnerait un autre enfant pour le satisfaire et ainsi il pourrait me laisser en vie. Ce n’est pas tellement cette promesse qui m’a fait le plus mal, mais ce fut de voir ma mère se faire agresser par la suite quand mon père en avait envie. Il voulait un autre enfant le plus rapidement possible et donc dès qu’il ressentait le besoin de se faire aller le moineau, elle devait relever sa jupe et le laisser faire. J’ai dû les surprendre au moins une dizaine de fois pendant l’acte sans pouvoir rien faire. De toute façon, qu’est-ce qu’un enfant de 7 ans peut faire face à ce genre de comportement ? Lorsque mon regard triste croisait celui de ma mère qui tentait de rester silencieuse, je pouvais comprendre dans son regard qu’elle ne voulait que le mieux pour moi, malgré les larmes qui coulaient et la douleur qu’elle ressentait. Imaginez entré un bâton dans un trou trop petit sans la moindre aide pour rendre ce petit trou humide. Je n’aimais pas voir ce genre de chose, mais si j’avais le malheur d’entrer dans la pièce où mes parents étaient en train de le faire, il m’obligeait à m’assoir et à les regarder agir. Il semblait aimer sa me voir triste. Ma mère pleurait et lui il grognait comme un ours, jubilant d’avoir le contrôle qu’il voulait tant.

Ma mère mit environ un mois avant d’être bien certaine qu’elle était enceinte de nouveau, enfin la souffrance allait pouvoir partir, elle pourrait enfin respirer un peu. Son regard était de moins en moins brillant depuis qu’elle avait offert un quatrième enfant à mon père. Évidemment, elle continuait à passé beaucoup de temps en ma présence, mais sa joie de vivre avait, du moins c’était l’impression que moi j’avais, disparue. Comme si ce petit ventre lui donnait l’impression que rien ne pourrait jamais se régler dans cette famille. Un jour, un peu avant la naissance de celui qui allait rendre ma vie un enfer, ma mère était assise sur une chaise, elle se balançait doucement  en caressant son ventre, son regard toujours aussi vide que dans les derniers mois. Je m’étais alors approché d’elle et après avoir posé ma petite main sur son ventre, je lui avais doucement dit qu’un jour je la vengerais, qu’elle n’avait rien à craindre qu’un jour il allait payer pour ce qu’il avait fait. À ce moment précis, ma mère avait laissé apparaitre un léger sourire sur son visage puis elle avait passé avec toute la douceur du monde sa main dans mes cheveux. Elle m’avait ensuite simplement répondu que je n’avais pas à faire ce genre de chose, que je devais rester l’enfant que j’étais, et ce même si parfois la vie semble plus simple quand on est méchant. Elle avait peut-être raison. Elle serait surement détruite si elle pouvait me voir aujourd’hui … Ce fut peu après ce moment mère/fils, quelques jours plus tard en fait, que ma mère ressentit les habituelles contractions d’avant naissance. On pouvait voir dans ses yeux qu’elle n’avait pas du tout envie d’aller mettre cet enfant né d’un viol au monde. Malheureusement pour elle, le choix n’était pas de son ressort. Mon père était particulièrement excité d’ailleurs, il courrait partout pour ramasser ce qui manquait pour le sac de bébés. Environ deux heures après que ma mère eu perdu les eaux, elle et mon père quittèrent le domicile pour l’hôpital.

J’ai passé les trois jours suivant enfermés dans ma chambre pour éviter mes deux sœurs le plus possible. Personne n’étant là pour le protéger, je préférais prendre mes précautions. Je sortais me nourrir à la nuit tombée, lorsque j’étais absolument certain que mes sœurs ne pourraient m’attraper. C’était une réalité bien désagréable, mais personne ne voulait venir nous garder pendant l’absence de mes parents et considérant que ma sœur la plus âgée avait maintenant treize ans, elle pouvait être gardienne attitrée dans aucun problème. J’étais peut-être un peu jeune pour m’occuper de ma petite personne seule, mais je n’avais pas réellement le choix considérant mon statut d’indésirable dans le clan Luciani. Mes parents sont revenus vers la fin du troisième jour. La nuit était presque tombée sur le manoir lorsque je pus entendre enfin la voix si douce de ma mère m’appeler dans le hall d’entrée. Sans plus attendre, j’étais allé la rejoindre et doucement elle m’avait présenté mon nouveau frère : Cesare … Sur le coup, je me souviens que je n’avais pas trop su ce que je devais en penser. Ma mère semblait un peu plus heureuse qu’au moment où elle avait quitté, cependant elle ne semblait pas parfaitement comblée. Mon père était si heureux de l’arrivée du nouveau représentant de la famille Luciani qu’il mit ses commentaires désobligeants de côté quelque temps. Ma mère avait même retrouvé le sourire puisqu’elle pouvait de nouveau s’occuper de moi comme elle l’aurait voulu. Malheureusement pour moi, le bonheur ne dura pas …

Cesare était né depuis environ quatre ou cinq mois au moment ou le réel incident survint. Et pour une fois, ce n’était ni mes sœurs ni moi le responsable. Il s’agissait du petit lui-même qui passa près de tout détruire. Alors que tout le monde était tranquillement assis dans la pièce maitresse à faire leurs petites choses, Cesare fit une crise de colère pour une raison que lui seul connait. Il était là, en plein centre du salon, entouré de ses petits jouets favoris quand, en moins de deux secondes, son don fit son apparition. Il avait probablement ressenti une drôle de chose et il en avait eu peur, c’est peut-être ce qui a causé la crise. Personne ne sait. Je peux seulement dire que ce fut un véritable ravage. Un bébé qui se transforme en dragon et qui ne contrôle absolument rien, je peux vous garantir le fait qu’il y aura beaucoup de dégâts. Malheureusement pour moi, ma mère se trouvait au moment de la crise un peu trop près de mon jeune frère. Elle a été propulsée contre le mur et son corps s’y est fracassé comme une belle ardoise que l’on aime, mais qui nous glisse des mains? J’ai clairement entendu un craquement et alors son corps s’est affalé au sol telle une poupée de chiffon. Je l’ai su immédiatement sans le savoir en même temps. C’était fini, elle était partie et jamais plus elle ne pourrait me serrer une nouvelle fois dans ses bras. Après ce triste évènement, mon père réussit à calmer mon jeune frère qui n’avait absolument aucune idée de ce qu’il venait de commettre. Pour ma part, je me suis approchée de ma mère, doucement, j’ai caressé sa longue et douce chevelure puis sans un mot j’ai fermé ses beaux yeux bleus. Une larme perla sur ma joue et s’écrasa sur la sienne. Je venais de perdre la femme de ma vie.

Les jours suivants ont été difficiles pour tout le monde. Je n’avais plus personne pour me dire que j’étais un gentil jeune homme, plus personne pour jouer avec moi ni même pour me dire que j’étais important et combien je pouvais être aimé. Mon seul vrai souvenir de ma mère est toujours avec moi. Après la panique suite à la mort de ma mère j’ai réussi à trouver une petite fiole hermétique ou j’ai pu glisser, avant que la police ne parte avec le corps, quelques gouttes de son sang. Il ne passe pas une journée sans que je regarde cette petite chose et que je sache au fond de moi à quel point cette femme merveilleuse me manque.

Les funérailles ont été calmes et peu de gens ont été invités à venir lui dire un dernier au revoir. C’est logique aussi, une jeune femme aussi merveilleuse que l’était ma mère ne méritait aucunement pas de perdre la vie par la faute de l’un de ses enfants. Assis sur la première rangée de chaises il y avait dans l’ordre Laura ma sœur aînée, suivit de Geneviève et finalement, moi qui portait en silence Cesare sur mes genoux. Notre père était debout près de l’urne dans un silence des plus complets. Plus la journée avançait et plus je savais que, le soir venu, lorsque tous nous retournerions à la maison, ma vie pourrait être en danger. Elle n’était plus là pour veiller à ma sécurité, j’étais laissé à moi-même. Aucune protection si je mets de côté le pouvoir totalement inutile que je possédais. Je suis tout de même resté là, tête haute et dans le silence le plus complet. Mon petit frère émettait de petits couinements amusants, mais je préférais garder ce bonheur pour plus tard. J’ai tenté de sauvegarder le plus de souvenirs possible dans ma mémoire. J’espérais pouvoir me réconforter avec ceux-ci le jour ou j’en aurais réellement besoin. Au bout de quelques heures, l’urne de ma mère fut apportée au Columbarium, là où elle pourrait se reposer pour l’éternité. Je me souviens que le chemin du retour avait été particulièrement tendu. Personne n’osait prendre la parole de peur que notre père explose une nouvelle fois. Nos regards se portaient de temps à autre sur notre jeune frère. S’il refaisait une crise sur le chemin du retour, il était certain qu’aucun de nous ne pourrait survivre. Nos âmes devaient être bénies, car en fait si je me souviens bien, Cesare avait dormi sur presque tout le trajet du retour. Une fois revenue au domicile familial je m’étais empressé de me rendre à ma chambre. Je ne l’ai d’ailleurs pas quitté pendant une semaine. C’était la femme de ménage engagé par mon père qui venait avec gentillesse me donner mes repas pendant que les autres étaient occupés à autre chose. Car malgré sa très grande pureté, mon père lui avait, semblait-il, de manière assez claire interdit de s’occuper de moi de quelques manières que ce soit. Mais les valeurs de cette dame étaient si pures qu’elle préférait risquer un emploi plutôt que de laisser un enfant en deuil seul.

Plus les semaines avançaient et plus ma vie dans la maison familiale devenait compliquée. Mon père tentait souvent de vider sa colère sur moi. Dès qu’il en avait l’occasion, il me rabaissait et me méprisait. J’ai eu droit à plusieurs violents coups dans des circonstances particulièrement floues dans ma jeunesse. J’ai dû apprendre très tôt à me défendre et à renvoyer les coups offerts pour survivre. Quand la famille venait à la maison, je me contentais de disparaitre en ville ou j’allais dans les sous-sols où presque personne n’allait jamais. Je vieillissais et souvent quand les cousins, cousines, oncles et tantes venaient en visite il avait peine à me reconnaitre. Je me souviens avoir entendu l’une de mes tantes dire clairement que si j’avais eu un don plus utile et plus puissant je serais certainement devenu une tête dirigeante du clan Luciani, car j’étais malgré tout un très beau jeune homme. Je ris quand je pense à la tête d’enterrement que je lui avais fait à ce moment-là. Plusieurs me croyaient muet, car je n’ouvrais jamais la bouche en leur compagnie. J’étais là et soudainement je disparaissais comme un courant d’air. Je détestais cette famille presque autant que je pouvais haïr Cesare pour ce qu’il avait fait. Je rêvais parfois que je l’étouffais avec un oreiller ou encore que je lui tranchais la gorge pour venger la mémoire de notre mère. Mais dans mes moments de réveil, je ne pouvais me résigner à lui faire du mal. Dans le fond malgré ce qu’il avait fait il restait la dernière chose qui me rattachait à ma chère et tendre mère.

Je devais avoir environ dix-sept ou dix-huit ans le jour où j’ai découvert, grâce à mon père, mon second pouvoir. Il était assez rare dans la famille Luciani qu’un même être possède deux mutagènes distincts et bien malgré tout ce que j’avais enduré, il semblerait que j’étais l’heureux élu. C’était en plein mois de juin, j’étais sorti dehors pour entretenir le terrain de la résidence qui était en plutôt mauvais état depuis que ma sœur la plus âgée avait flambé le gars qui s’occupait normalement du terrain. Mon père trop occupé à me détester avait oublié d’engager un nouvel homme de main et donc l’herbe commençait à faire sérieusement pitié. Ce fut donc au moment où j’étais au bord de la rivière en plein travail que je sentis quelqu’un me pousser violemment dans l’eau. Heureusement, avec les années j’avais développé d’excellents réflexes. Je réussis à saisir d’une main la personne qui venait de me toucher. Étrangement, lorsque je reconnus mon père, je n’ai pas été réellement surpris. Ce jour devait bien finir par arriver. J’avais toujours tenté de l’éviter, mais il fallait bien qu’il tente de passer sa colère une dernière fois sur moi avant que je sois plus fort que lui. Une fois debout dans la rivière il me saisit brusquement à la gorge pour tenter de couper mon air, automatiquement, je l’avais propulsé plus loin, lui lacérant les côtes sur la roche du fond au passage. L’eau transparente prit alors une teinte rougeâtre. Il avait, après avoir réalisé l’ampleur des dégâts, esquissé un bref sourire. Je le regardais en silence, prêt à me défendre. Il mit quelques instants avant de relancer l’attaque. Une nouvelle fois, il tenta de me prendre à la gorge, mais il fut coupé dans son élan par l’expression sur mon visage. Il avait perçu un frisson de douleur et de surprise et alors il vit avec horreur que les dents de ma bouche étaient en train de devenir d’impressionnants crocs. Ma bouche s’étirait doucement, étrangement sans douleur quelconque. Mon père ne comprenait absolument rien à ce qui se passait et je dois dire que moi non plus en fais. Reprenant le dessus sur sa faiblesse, mon père s’élança vers moi, mais il ne put réussir à m’atteindre, car au moment exact où je pus en avoir la chance, je lui avais brusquement planté mes crocs dans la chair. Il avait poussé un hurlement particulièrement épouvantable et presque immédiatement il s’était effondré dans l’eau.

Mes sœurs ayant entendu notre père elles s’étaient précipitées dehors pour voir ce qui se passait et ce fut à leur tour de voir mes crocs meurtriers. Je me souviens qu’elles étaient restées figer un court moment, le temps de ma dentition normal fasse son retour. Hein ? Non sa ne m’avait pas fait mal. En fait pas le moins du monde ce qui me surprend toujours d’ailleurs. Selon les scientifiques qui ont travaillé pour moi, je ne ressens pas de douleur, car puisque le gène a fait son apparition assez tard, ma mâchoire était assez solide pour tenir le choc. Ce qui est une bonne chose dans un certain sens. Mais bon, il ne faut pas perdre le fil de l’histoire. Mes sœurs sont revenues à elles au moment où elles ont remarqué que le corps de mon père se trouvait sous l’eau. Ma plus jeune sœur avait alors fait agir son pouvoir pour qu’il soit ramené sur la berge en sécurité. Pour ma part, j’étais restée immobile dans la rivière à les observer. La morsure qui se trouvait sur le biceps de mon père était recouverte d’une épaisse couche noire qui semblait entrée dans sa peau lentement. J’ai eu de la difficulté à croire que cela provenait de moi. Après quelques tentatives pour retirer la substance mes sœurs n’ont eu d’autre choix que de faire appel aux services d’urgence. Mon père fut donc emmené à l’hôpital. Le verdict du médecin ? Empoissonnement violent de source inconnu. Les effets secondaires ? Hallucinations, nausées, fortes fièvres, pensée suicidaire. Il a été sous traitement pendant trois jours avant de commencer à reprendre du mieux. À plusieurs reprises les médecins avaient craint de le perdre, car le venin semblait particulièrement tenace. J’ai compris plus tard que la force de mon pouvoir vient du nombre de secondes pendant lesquelles mes crocs sont plantés dans la chair. Plus c’est long plus le risque de mortalité est élevé pour la personne. Cela fait dix-huit ans que j’ai découvert ce pouvoir, j’ai tué environ douze personnes, les autres ont reçu un avertissement non mortel, mais particulièrement désagréable.

Suite à ce léger incident, mon père à sembler avoir un peu plus de respect à mon égard. En fait, j’ai plaisir à croire qu’il avait au fond, un peu peur de ce que j’aurais pu lui faire s’il avait une nouvelle fois tenté de me faire du mal. La cicatrice que lui avait laissée notre altercation était particulièrement visible sur son biceps. Il lui était donc impossible de tout oublier. Nos conversations étaient toujours absentes, mais au moins il me laissait vivre ma vie en tranquillité, ne tentant plus d’y mettre fin sans préavis. D’ailleurs, pour pouvoir avoir la paix lorsque j’en avais envie, j’ai décidé quelques semaines après l’incident de déplacé ma chambre, qui avait toujours été à l’étage, dans les sous-sols. Je pouvais ainsi vivre dans le silence des plus complets. Je pouvais faire du bruit, crier, ramener qui je voulais à la maison sans que personne n’en sache rien. Mes sœurs avaient commencé à me craindre après là presque mort de notre père et donc elles évitaient le plus possible de me parler et si ça devait arriver, elles tentaient de ne pas me contredire. Ce qui était plutôt amusant d’ailleurs. Je savais que tout le monde me haïssait donc je faisais comme si de rien était. Je tentais de faire en sorte que mon jeune frère Cesare suive mes traces, mais il refusait chacune de mes idées. Pour lui, le clan Luciani était tout et suive ma trace était simplement une manière de se mettre en danger. Je ne pouvais lui en vouloir, mais en même temps je le trouvais stupide de croire que cette famille le mènerait là où il devait aller. J’avais appris avec les années à ne faire confiance à personne sauf à ma propre personne. Et jusqu’ici, je n’ai jamais été déçu.

Les années sont passées tranquillement, j’ai bien évidemment eu quelques altercations avec mon père, mais il avait compris, après la deuxième morsure que je ne blaguais pas lorsque je faisais des menaces et donc quand on avait un sujet à discussion, il gardait ses distances. Ma vie était, mise à part ma grande isolation, assez agréable en soi. Des centaines de mètres de corridor en pierre pour moi et une pièce immense qui me servait de chambre dans laquelle personne ne venait jamais me voir. Le bonheur quoi ! J’avais fêté mes vingt-quatre ans quelques semaines plus tôt le jour ou mon père fit entendre sa voix dans la porte des sous-sols. Il me demandait de monter, car la visite serait bientôt là et que malgré que je n’étais qu’un moins que rien, je devais dire bonjour. Je me souviens que j’avais laissé échapper un court juron avant de me relever de mon lit. Je détestais les visites de la famille, je devais être visible juste pour qu’il puisse m’observer avec haine et par la suite je pouvais retourner dans mon petit monde. C’était complètement stupide de me demander de monter pour cela. Juste avant de monter, j’avais éteint toutes les lanternes des corridors des sous-sols à l’exception de celui où j’allais passer pour retourner à ma chambre. Juste derrière la porte, dans le haut des marches qui menait au bas de la maison, je m’étais arrêté un instant. Je m’étais donné un petit deux minutes pour pouvoir respirer lentement. Je devais être détendu pour la rencontre, car si je m’énervais ça pouvait mal finir. La famille ne m’avait pas vu depuis l’apparition de mon second pouvoir. Ça promettait d’être amusant. Ce fut ensuite que j’avais poussé la porte pour aller rejoindre mes sœurs et mon frère cadet dans le hall. Le silence régnait. Tout le monde regardait la porte, aucun échange de regards ne se faisait. Pourquoi mon père faisait sa ? Sincèrement, je n’en sais rien je ne lui ai jamais demandé. Personnellement, j’ai l’impression qu’il voulait me montrer telle une bête de foire. Même si je les haïssais j’avais ce que ma mère appelait du savoir-vivre, vous devriez essayer c’est agréable parfois.

Donc, comme je le disais, j’étais debout près de mes sœurs, mon frère étant à l’opposé de moi. Le silence régnait comme toujours durant ce genre d’évènement. Les premiers bruits de véhicules se firent rapidement entendre et au bout de cinq ou six minutes, mon père ouvrit enfin la porte. Tout le monde était là pour le repas familial. Oncles, tantes, cousins, cousines se pressaient maintenant devant notre porte. Je me souviens que Laura et moi avions échangé un court regard amusé lorsque ma tante Fiona était entrée vêtu d’un manteau si grand et épais qu’on avait passé très près de croire à un chien. Il faut dire que cette tante ne mesurait qu’un pauvre mètre vingt-deux. Tout ce qui était moindrement long avait tendance à être amusant si elle le portait. Notre père nous avait fusillés du regard de manière peu discrète lorsqu’il avait réalisé ce qui nous amusait. La famille continuait de déferler dans le hall tel une présentation mal faite. En fait sa me faisait un peu pensé à un défilé de mode, la famille avait tendance à se prendre un peu trop au sérieux lors des soupers familiaux. J’ai toujours eu pitié d’eux sur ce point. Évidemment, chaque personne de plus qui entrait chez nous faisait de grands sourires en voyant mon frère et mes deux sœurs, habillés proprement pour l’occasion. Lorsque leurs yeux se posaient sur moi cependant, l’expression de leur visage se crispait. Il faut dire que je ne faisais pas réellement d’effort pour plaire. J’avais les cheveux en bataille et j’étais vêtu d’un simple jean et d’un t-shirt quelconque. Pour le moment, personne ne connaissait mon deuxième pouvoir. Mais c’était certain que j’entendrais les cris de surprise plus tard dans la soirée lorsque mon père en parlerait durant le repas. La dernière personne à mettre les pieds dans la maison attira cependant mon attention. Il s’agissait d’une jeune demoiselle. Elle ne devait pas avoir plus de douze ans. Je ne me souvenais pas d’elle dans les dernières visites. Quoiqu’il fût vrai que ses parents ne venaient que rarement à nos réunions familiales. Ils avaient toujours de bonnes raisons. Nos regards se sont croisés quelques secondes et je pus percevoir un sourire sur ses lèvres. Je n’avais pas réellement l’habitude qu’on m’offre un sourire alors je n’avais pas répondu à ce geste de politesse. J’avais ensuite quitté la pièce pour regagner ma chambre protectrice. La salle à manger étant juste au-dessus de ma chambre, je pouvais entendre tout ce qui se disait sans même devoir endurer la présence de qui que ce soit !

J’étais tranquillement étendu dans mon lit, les yeux fermés, écoutant les paroles de la famille au moment ou je ressentis une drôle de sensation. Je restais pourtant immobile un long moment avant de brusquement ouvrir les yeux, réalisant qu’en fait, j’avais la sensation d’être observé. Ma tête pivota lentement pour se poser sur la porte de ma chambre. La jeune demoiselle que j’avais vue un peu plus tôt s’y trouvait. Elle me regardait en silence. Je me suis surtout demandé sur le coup ce qu’elle pouvait bien faire la considérant le fait qu’elle avait vu la façon que les autres me regardaient. Elle aurait normalement dû me détester aussi, me trouver insignifiant, trouver que je méritais la mort. Mais non, elle était là et arborait un très léger sourire. Je m’étais redressé pendant que je l’observais. Je ne sais pas combien de temps nous avons été là à nous regarder, mais j’ai l’impression que ce fut un bon moment. Puis, doucement, sa voix vint percer le silence.

« Je m’appelle Marcia … on n’a pas été présenté à mon arrivée »
« Ezio »

Pour moi, la conversation pouvait arrêter là. Cependant visiblement cette jeune demoiselle en avait beaucoup à dire, car elle s’était approchée de moi et sans même demander la permission, elle avait grimpé sur le lit pour finir assise en indien devant moi. Je l’avais laissée faire, aucune parole n’était sortie de ma bouche. Elle me souriait constamment, elle semblait vouloir me connaitre ce que j’avais trouvé réellement louche sur le coup je dois avouer. Une fois bien installée, la jeune Marcia avait alors de nouveau ouvert la bouche. Sa voix encore jeune et heureuse s’était de nouveau fait entendre entre les murs de briques froids de ma chambre.

« Pourquoi n'es-tu pas en haut avec nous ? Mon père m’avait dit que c’était un repas de famille … tu n’es pas un Luciani ? »

Je n’avais pas vraiment su quoi répondre à cette question. J’avais baissé les yeux quelques instants et je m’étais permis une petite minute de réflexion avant de prendre la parole à mon tour.

« Pour la plupart des gens ici je ne mérite pas ma place. Je suis le point faible … Celui que personne ne voulait avoir … Il faut simplement voir les regards que la famille me lance pour comprendre »
« Et bien moi je ne comprends pas. En quoi la qualité d’un pouvoir influence l’amour ou non d’une famille ? »
« Si je le savais Marcia …je ne serais certainement pas assis ici alors que tout le monde se trouve en haut … réfléchi un peu …»

La jeune Marcia avait passé une partie de la soirée dans la chambre avec moi, elle m’avait posé plusieurs questions sur le fonctionnement de mes pouvoirs. Elle semblait vraiment s’intéresser à ce que je lui expliquais. Elle avait d’ailleurs trouvé bien drôle le fait que mon père avait dû subir deux morsures pour comprendre qu’il devait cesser de s’en prendre à moi. Elle m’avait elle-même mentionné que son père était borné, mais jamais à ce point. Ce commentaire m’avait tiré un léger sourire amusé. Ce fut d’ailleurs son père qui finit par l’appeler. Il ne devait même pas connaitre l’existence des sous-sols donc il devait commencer à réellement se demander où pouvait se trouver sa fille. Marcia me dit un rapide au revoir avant de remonter à l’étage pour faire acte de présence. Ce que je ressentais pour elle ? C’est vraiment une question sérieuse là ? Rien évidemment espèce de sale vicieux. On parle de ma cousine là ! Vous avez vraiment l’esprit mal tourné … vous devriez … ah non laissez tombé. Quelle honte se serait pour un psychologue de devoir en consulté un autre pour des troubles personnels. Quoi que j’aime beaucoup vous y voir vous. En train de raconter votre vie à un homme à peine plus gros qu’un moustique, possédant des troubles bipolaires et ayant le tic incroyablement énervant de se claquer la langue au deux minutes … Vous avez compris le message, je crois … Bon où j’étais rendu avec tout sa ? À oui ! Donc, comme je le disais, Marcia est retournée à l’étage et j’ai donc pu passer le reste de la soirée à écouter ce qui se passait dans la salle à manger. La famille semblait s’amuser jusqu’au moment où mon père décida qu’il était grand temps de dire à tout le monde que moi, Ezio, j’avais acquis un nouveau pouvoir qui était passé près de le tuer lui. J’entendais les hochets de surprises des tantes, les jurons d’incompréhension des oncles et la bave remplie de jalousie de mes cousins et cousines. Ce fut un moment mémorable pour moi de me sentir puissant à ce moment précis. Mais bon, ce bonheur a vite disparu.

Vous me demandez vraiment si j’ai des regrets par rapport à cette section de ma vie. Je dois avoir passé au moins quatre heures à vous offrir absolument tout sur mon passé, de ma naissance, mon enfance merdique, mais surtout comment je pouvais me sentir rejeté et comment j’étais malheureux d’avoir perdu ma mère et vous osez me demander si j’ai quelconque regret face à toute cette histoire ? Vous les avez trouvés où vos diplômes ? Car sérieusement plus la journée avance et plus j’ai l’impression que je parle avec la caricature amusante d’un psychologue dépendant aux antidépresseurs. Là, c’est soit vous faites votre travail soit je dois recommencer toute mon histoire du début pour que vous compreniez bien à quel point j’ai trouvé ma vie merdique ! J’ai détesté chaque parcelle de mon enfance, chaque moment où ma mère n’était pas avec moi mériterait d’être détruit à coup de bombe ou d’être brûlé tel un flambeau sans fin. C’est clair maintenant ? Je peux continuer maintenant ou vous souhaitez une nouvelle fois prendre la peine d’ouvrir votre grande gueule pour faire acte de présence de manière insignifiante ? Bon enfin !  Donc, comme j’allais le dire avant que vous me coupiez dans mon élan, j’ai mis quelques semaines avant de décider de faire ce que je voulais faire depuis longtemps. Durant mes courtes sorties au village, il m’arrivait souvent de parler avec des membres de groupes anti-mutants. Plusieurs avaient entendu parler des supposés pouvoirs de la famille Luciani et donc qu’elle ne fut pas ma joie lorsque, malgré mon nom, je leur offris de l’aide et qu’ils l’acceptèrent ? Le groupe et moi étions assez liés, les semaines avançaient lentement et je préparais tout avec eux. Je ne ressentais aucun regret à l’idée de faire capturer toute ma famille. Ils méritaient tous la mort à mon regard à moi de toute façon. La date fut donc fixée à la veille de l’anniversaire de la mort de ma chère et tendre mère. Je voyais ainsi une manière de la venger. Le groupe anti-mutant avait été mis au courant des pouvoirs de chacun. Cependant, je n’ai pas cru obligatoire de leur mentionner que j’étais moi aussi un mutant. Il me croyait un simple humain, ainsi j’assurais ma survie. Il n’y avait qu’un point sur lequel j’avais été particulièrement clair. Je devais être capturé aussi pour éviter les soupçons et je refusais que mes deux sœurs aînées et mon frère soient tués. J’avais déjà des projets pour eux. Le matin du jour J, je me suis réveillé de bonne humeur. J’étais là, immobile dans mon lit à calculer combien d’heures mon père survivrait encore et je ne pouvais m’empêcher de rire de cette fin tragique pour notre famille. C’était ma vengeance, je m’étais promis de leur faire regretter leurs actions durant toutes ses années, et bien on y était.

Ce fut en début d’après-midi que le plan se mit en actions, je m’étais arrangé avec le groupe pour qu’il passe à l’attaque juste après le repas, car c’était la seule manière de faire en sorte que tous les membres de ma famille soient présents au manoir. La capture est cependant assez floue dans ma mémoire. Mon père a été capturé le premier puisque c’est lui qui à ouvert la porte et pour ma part, je me souviens avoir mordu brièvement et très discrètement mon frère à un instant où il ne s’y attendait pas du tout ainsi, il ne put devenir le dragon qu’il aurait du normalement être. Sa à grandement facilité notre capture. Évidemment, je me suis laissé prendre sans me débattre. Techniquement pour eux je n’étais qu’un être humain et de toute manière mes pouvoirs étaient suffisamment discrets pour que l’on me croie humain. Avant de nous enfermer dans le wagon qui nous apporterait au campement des anti-mutants, l’un d’eux donna un antidote à mon frère que je lui avais donné la veille. Je lui avais expliqué ce que je comptais faire sans lui dire que le venin viendrait de moi. Une fois, les portes fermer, mon père et mes deux sœurs commencèrent à se questionner sur comment ils avaient pu connaitre notre secret. Pour ma part, je m’étais contenté de garder le silence, la tête basse. Jamais ils n’ont ne serait-ce que quelques secondes soupçonner que l’auteur de cette capture pouvait être leur pauvre petit frère, cet incapable et si faible mutant. Les mois suivants ont été désagréables pour tout le monde, même moi. Car pour éviter d’attirer les soupçons sur moi, j’avais demandé à subir également la torture que l’on infligeait aux autres. Ma peau brûlait lorsque j’étais renvoyé dans ma cellule, pourtant, je n’avais jamais été si fier de moi depuis des années. Mon regard normalement vide et neutre s’était assombri, on pouvait y voir toute la haine que je portais au monde et à cet instant de ma vie, j’ai su ce que c’était réellement le bonheur.

Au bout de quelques mois de souffrance, le groupe anti-mutant décida qu’il était maintenant temps de faire taire pour toujours les plaintes de la famille Luciani. Nous avons tous été alignés contre un mur de béton. Je jubilais presque à ce moment précis, savoir que j’allais enfin avoir ma vengeance sur cette famille merdique. En fait, j’ai pensé ainsi jusqu’au moment ou l’un des membres du groupe apporta Marcia sur la ligne. Je l’avais oubliée celle-là. Je n’avais pas demandé au groupe de lui épargner la vie. J’avais demandé à épargner celle des membres très près de ma famille pour ma vengeance personnelle. Mais j’avais oublié cette jeune femme sans le vouloir. Un son étrange avait cependant capté mon attention, faisant enfin taire mon interminable monologue intérieur. Je n’oublierai jamais ce bruit, un étrange petit sifflement, comme si quelqu’un avait accidentellement activé une bombe. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour réagir, j’ai seulement pu voir la peau du père de Marcia, le chef du clan, devenir d’un rouge clair. Il avait décidé de se faire exploser pour permettre à une partie du clan de survivre. Sans plus attendre, je m’étais élancé vers ma jeune cousine pour la protéger. Je lui ai certainement sauvé la vie, mais je m’en suis tiré avec une belle plaie au visage. J’ai été défiguré un long moment de ma carrière, jusqu’à il y a environ deux ou trois ans. Mais bon nous n’y somme pas encore il faut être patient. J’ai su que plusieurs membres de la famille avaient survécu à l’explosion. Ma sœur la plus âgée Laura qui contrôlait le feu y était immunisée donc il était logique qu’elle ne soit pas morte, cependant je me ferais plaisir de la retrouver pour qu’elle soit enterrée comme notre père et notre sœur. J’ai mis plusieurs semaines à trouver un signe de vie de mon plus jeune frère. Je peux l’avouer, j’ai été soulagé lorsque j’ai appris qu’il avait survécu. Lui aussi j’aurais à le retrouvé plus tard. Mais à ce moment précis de ma vie, j’avais d’autres projets.

J’ai passé environ quatre ans de ma vie suite à cela à errer dans l’Italie en silence. J’ai surement donné l’impression au reste du clan que je n’avais pas survécu à l’explosion. Je n’ai pas tenté de faire connaitre ma survie. C’était beaucoup plus agréable de vivre dans l’ombre. Ma mère m’avait offert une porte de sortie sans réellement le savoir lorsqu’elle avait décidé de me donner comme deuxième prénom Joseph. Je pouvais ainsi passer sous silence ma véritable identité et agir comme un humain normal. J’ai menti à plusieurs personnes sur la raison qui m’avait poussée à avoir une si grosse cicatrice au visage. Parfois, je parlais d’un sauvetage dans une maison en feu, d’autres fois s’étaient une vengeance de mon père, ce qui aurait pu être très logique quand j’y repense et parfois je parlais d’une tentative de suicide raté. J’alternais souvent mes histoires pour mon plaisir personnel. Sous le nom de Joseph, je disais venir des États-Unis et être marié à une jeune femme merveilleuse. Évidemment, tout était faux, mais qui avait réellement besoin de le savoir ? Ma vie a cependant changé le jour où j’ai rencontré Maria, elle était une jeune mutante qui n’avait pas de dons très puissants, la couleur de ses cheveux et de ses yeux pouvait être modifiée en tout temps pour son propre plaisir personnel. Le matin où j’ai croisé sa route, elle portait une magnifique robe blanche et elle avait décidé d’être une blonde possédant un regard pair hallucinant. Je n’ai jamais ressenti quoi que ce soit pour elle? Mais de son côté, elle semblait amoureuse, alors aussi bien profité de la situation un peu.

J’ai toujours eu l’impression que si ce jour-là j’avais décidé de ne pas aller marcher sur la promenade, elle serait certainement encore en vie aujourd’hui. Mais bon, on dit que notre vie est toute tracée d’avance et que l’on ne peut rien y changer. Et bien, sachez que si j’avais laissé la vie décider à ma place de ce que je pouvais être et faire ou non, je serais très certainement à six pieds sous terre aujourd’hui. Croyez en vos possibilités et faites tout ce qui doit être fait pour atteindre vos buts. Vous ne pourrez être que fier de vos accomplissements le jour où sur votre lit de mort vous repenserez à tout ce que vous avez accompli. Tu devrais suivre mes conseils à la place d’écrire tout ce que je te dis. Ce n’est pas juste des paroles en l’air, mais un très bon conseil … Cesse de me regarder comme si j’étais un idiot fini ! Tu ne penses pas que j’en sois un ? Et bien, dis-le à ton regard trop expressif, mon cher ! Bon, comme je le disais, Maria a un peu changé ma vision du monde. Je ne l’aimais pas le moins du monde, mais considérant le fait que ses parents étaient propriétaire d’une multinationale qui faisait exactement ce que j’avais fait avec ma famille à la différence qu’eux vendaient les pouvoirs des mutants capturés à Trask Industries, ce qui était parfaitement dans mes cordes. Son héritage pouvait donc être très intéressant. Je lui ai rapidement demandé sa main, je semblais être un jeune homme prometteur pour l’entreprise, mais encore là, je faisais tout ceci pour mon propre plaisir. Pourquoi épouser une femme que je n’aime pas ? Tout simplement, car ainsi je pouvais me présenter comme un membre de leur famille et j’avais également droit à une partie de l’héritage si un jour il lui arrivait quelque chose de malheureux. Le mariage a été agréable, sa famille était là et plusieurs de ses amis et collègues. Pour ma part, je leur avais menti sur mon nom de famille pour éviter qu’il sache de quel clan je venais. Je leur avais dit m’appeler seulement Ezio Joseph. Ce n’était pas ma plus mauvaise idée, j’en suis même plutôt fier.

La vie avec Maria était assez calme, je n’avais presque aucun mouvement à faire pour qu’elle m’apporte ce que je voulais avoir. Elle était tellement prête à tout pour mon bonheur que parfois elle faisait un peu pitié. Mais bon, j’avais toujours vu ma mère agir ainsi avec mon père dans mon enfance alors pour moi c’était quelque chose de normal. Mon père se levait le matin, allait dans la douche, baisait ma mère dès qu’il le pouvait et ensuite il allait écraser sa carcasse dans le divan du salon. Dès lors, il ne bougeait presque plus. Parfois, on pouvait l’entendre grogner quand il avait trouvé un film pour adulte à son goût. On savait alors que si on passait au salon on le verrait dans son plus simple langage. Pantalon au genou et la main directement sur son sexe. Il passait le plus clair de son temps à penser à avoir des relations sexuelles et toute la famille, ma mère comprit, savait qu’il n’était pas fidèle. Il aimait se sentir tout puissant et avoir une seule femme n’était pas dans ses croyances. Je dois dire que sur ce point, je lui ressemble un peu. Même lorsque j’étais marié, j’avais tendance à aller voir ailleurs et dès que j’avais envie, Maria se faisait plaisir de cesser tout ce qu’elle faisait pour que je puisse me satisfaire. Autrement, je ne la touchais jamais.  Nous n’avons jamais eux d’enfants, car je lui disais que je n’en voulais pas et elle acceptait cette idée même si elle aurait aimé avoir une table entourée de petits enfants un jour.


Dernière édition par Ezio J. Luciani le Mar 21 Fév - 21:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ezio Joseph Luciani → L'âme d'un tueur dans une enveloppe de soie   Mar 21 Fév - 21:56

It ends only when i decide...
Moi et ma femme étions officiellement mariés depuis trois ans le jour ou elle me demanda si j’avais envie de diriger la compagnie à sa place. Elle ne souhaitait pas avoir ce genre de pression sur ses épaules. Les décisions importantes la rendaient nerveuse et elle en faisait même parfois des cauchemars. Sur le coup, j’ai quelque peu hésité à dire oui, en fait j’ai fait semblant. Je n’aurais jamais pu croire qu’un jour on m’offrirait le poste de PDG de cette entreprise familiale. Ce fut seulement après deux ou trois jours que j’ai finalement accepté de prendre le poste. Évidemment, après avoir parlé avec le père de Maria qui semblait réellement croire que je méritais grandement ce poste. Je suis donc devenu le grand chef de l’entreprise de la famille de ma femme. Je savais que les mutants que je livrais à Trask ne reverraient jamais la lumière du jour. Je savais qu’ils seraient torturés, tué et ensuite découper pour la science, mais je vivais bien avec cette idée en somme. Je n’ai jamais regretté de retirer la vie à un être. D’ailleurs, il faut que je vous parle du jour ou j’ai revu ma sœur la plus âgée. Car c’est un peu après être devenu directeur que je n’ai de nouveau croisé son chemin grâce à nul autre que ma naïve conjointe. Un soir après le repas, ma femme faisait la vaisselle au moment ou elle m’avait appelée, me demandant de la rejoindre. J’avais alors quitté mon bureau et j’étais allé la voir d’un pas tranquille. Une fois dans la pièce, je me suis arrêté un peu à sa gauche. Elle semblait heureuse, un léger sourire brillait sur ses lèvres et elle avait encore une fois cette belle chevelure blond pâle qu’elle avait le jour ou l’on s’est rencontré. Ce fut à ce moment qu’elle se mit à me parler d’une jeune femme qu’elle avait rencontrée un peu plus tôt dans la journée. Semblerait qu’elle était très jolie et assez nerveuse. Maria m’avoua avoir réussi à lui parler et tout le temps de leur conversation, la jeune femme jouait avec une petite boule de feu qu’elle faisait flotter un peu au-dessus de sa main droite. Il ne m’en a pas fallu davantage pour savoir qui elle avait rencontré un peu plus tôt. Je devais absolument la retrouver !

Je l’ai cherché comme un fou pendant deux jours. Cependant, je n’ai pas le mérite d’avoir mis la main sur elle. Ce sont des mercenaires travaillant pour ma compagnie qui ont, en quelques heures seulement, trouvé cette petite idiote à papa et qui me l’on ramener dans mon bureau du complexe scientifique ou j’avais la compagnie de ma femme. J’étais assis devant mon ordinateur en pleine lecture de document classé secret lorsque je fus interrompu par des pas et des bruits de résistance dans le couloir. Je me souviens avoir poussé un soupir. Ce n’était pas la première fois que je disais aux agents de ne pas faire passer les prisonniers dans le couloir principal, mais bien de les passer par le sous-sol de la bâtisse. Je me suis donc levé et d’un pas rapide je me suis approché de la porte de mon bureau. Les agents parlaient à la personne en lui disant de se calmer où ils allaient devoir lui donner une injection. Ce fut à la fin de cette phrase que j’ouvris la porte. La scène de résistance se trouvait à être directement devant mon bureau. Ma sœur avait tourné les yeux vers moi et son regard s’était agrandi d’un coup. Elle devait être passablement surprise de me savoir encore en vie, mais surtout haut dirigeant d’un établissement anti-mutant. Je l’observais dans le silence le plus complet puis, d’un signe de main je dis à l’un de mes agents de s’approcher. Lorsqu’il fut à ma portée, je lui avais alors murmuré lentement à l’oreille d’apporter la demoiselle dans la salle d’interrogatoire numéro un. J’avais marqué un court moment de silence puis j’avais ajouté de ne pas oublier de lui mettre les gants anti-pouvoirs. Ce merveilleux petit gadget fourni par Trask en cas de problème avec des mutants sachant utiliser leur pouvoir par les mains. L’agent avait approuvé et alors il avait réussi à repartir avec ma chère sœur Laura qui n’avait pas eu la force d’ouvrir la bouche. J’ai ensuite lentement refermé la porte de mon bureau et je suis resté immobile quelques minutes. Je me souviens qu’à ce moment bien précis j’avais ressenti une joie très grande à l’idée de savoir que ma sœur était à ma portée et qu’elle pourrait enfin payer pour tout ce qu’elle m’avait fait lorsque nous étions jeunes. Une fois certain de ce que j’avais à lui dire, j’ai pris mon veston sur la chaise près de l’entrée et j’ai franchi la porte qui me séparait du couloir de l’endroit. Je connaissais le chemin vers les salles d’interrogatoire par cœur même si c’était très rare que je sois la personne qui pose les questions. J’étais seul dans les couloirs de la section. Chacun de mes pas résonnait lourdement sur les murs renforcés. Je suis arrivé devant le local numéro un au moment ou les agents réussissaient enfin à enfiler les gants à Laura. Puis, ils lui ont attaché les mains à la table et sont sortis. Me laissant complètement seule avec ce traitre. Je suis entré lentement et j’ai refermé la porte. Plus personne ne pouvait nous entendre. Chacune des salles étant très bien insonorisées pour éviter d’entendre les hurlements des pauvres petites proies en attente de leur faux procès.

J’étais là, tout près de la porte, conservant un silence parfaitement contrôlé. Mon regard gris/bleuté la fixait en silence. Elle n’avait pas encore osé relever les yeux vers moi pour sa part. Elle semblait craindre quelque chose. Mais c'était illogique. Ce ne pouvait être moi ! Il me semblait avoir été considéré comme un déchet la plus grande partie de ma vie. Je ne devais pas être dangereux techniquement, personne n’aurait jamais osé dire tout ce qui a été dit sur moi depuis ma naissance. Cette situation me rappelait à quel point je pouvais haïr le clan des Luciani. Je me souviens que ce moment a duré plusieurs minutes. J’avais même fini par m’appuyer contre la porte. Il était hors de question que je sois le premier à ouvrir les lèvres. Ce combat pourrait durer huit heures s’il le fallait je resterais muet comme une tombe. Heureusement, je n’eus pas à combattre si longtemps, car au moment précis où elle finit par relever la tête pour voir qui se trouvait dans la pièce, elle ne put s’empêcher d’ouvrir la bouche.

« Tu n’es qu’un traitre à ton rang, une pourriture, un moins que rien, un … »
« Si vraiment j’étais tout ça, tu penses vraiment que je serais PDG de cette entreprise aujourd’hui ? »

Je lui avais coupé la parole, l’écouter déblatérer des idioties n’avait jamais été dans mes préférences. Elle mit quelques instants à se remettre de mon comportement. Elle avait toujours eu l’habitude que je la laisse parler. Lorsqu’on était jeune, elle contrôlait tout et pouvait faire de moi tout ce qu’elle voulait. Je me suis approché d’elle pendant qu’elle réfléchissait à ce qu’elle pouvait faire et je me suis ensuite assis devant elle. Je n’ai jamais parlé beaucoup alors, imaginez à ce moment précis comment ma sœur devait se sentir. Les minutes passaient en silence entre elle et moi. Plus le temps s’étirait et plus ma haine envers elle était élevée. Puis, brusquement, elle ouvrit les lèvres, sa voix tremblait un peu.

« Ezio ! voyons, tu ne peux pas me faire cela … Je suis de ta famille, nous avons grandi ensemble … nous étions heureux non ? »

Je me souviens qu’à ce moment précis je ne pus que laisser échapper un léger rire moqueur. Moi ? Heureux ? Elle avait dû prendre de la drogue pour réussir logiquement à me dire une telle absurdité. Lentement, j’ouvris à mon tour les lèvres.

« Heureux ? Tu crois vraiment qu’être martyrisé, délaissé, humilié et battu pendant dix-huit ans m’a rendu heureux ! T’es encore plus folle que ton père … »

Je commençais réellement à en avoir assez, l’entendre respirer me donnait des envies de meurtres, elle ne comprenait donc pas tout ce qu’elle avait fait. Alors que je la voyais chercher un moyen pour retirer les gants qu’on lui avait enfilés de force, je me mis à fouiller tranquillement dans la poche droite de mon veston. J’en fis sortir un petit couteau de chasse. Le même modèle que celui que notre père utilisait lorsqu’il s’occupait de défaire un chevreuil ou un élan d'Amérique. En fait, il s’agissait de celui de mon père. Il ne pouvait pas réellement me le reprocher, considérant le fait qu’il devait actuellement brûlé dans l’enfer le plus cruel possible. Ma sœur m lorsqu’elle put l’apercevoir, elle me regardait en alternance et le reste du temps son regard bleuté était attiré par la lame du couteau. D’un mouvement rapide, je lui fis une entaille sur l’épaule, elle laissa entendre un léger cri de surprise. Elle reprit alors la parole.

« Mais que fais-tu ? »

Sans prendre la peine de lui répondre, je recueillis le sang qui se trouvait sur la lame pour la transférer dans une petite fiole. Les scientifiques de Trask aimaient bien avoir un échantillon de sang du mutant encore vivant, ça facilitait leur travail. Car il pouvait extraire le pouvoir d’un mutant mort, mais c’était très long et très complexe. Avec une fiole de sang contenant encore de l’oxygène, c’était rapide. Une fois cette petite tache accomplie, je me suis simplement relevé et je me suis approché de la porte. Cependant, avant de partir je me suis retourné brusquement et j’ai lancé l’arme en direction de ma sœur qui n’eut même pas le temps d’émettre un cri de peur. La lame se planta directement entre ses deux yeux, la tuant sur le coup. Inspirant profondément, je franchis alors la porte et je fis signe aux agents qu’il était temps de faire le ménage. Avant de partir, je leur remis la fiole et lentement, je retournai à mon bureau pour continuer mes recherches. Elle était morte, ma vengeance sur elle était bien suffisante. Il me restait à retrouver Cesare maintenant, mais bon, peu importe le temps que ça pouvait me prendre, il reviendrait à moi un jour.

Ma vie est presque redevenue normale après ce petit incident. Personne au sein de l’entreprise n’avait su pourquoi cette jeune mutante avait été tuée de ma main, mais personne n’osait poser la moindre question ce qui était plutôt positif en soi. En fait, dans les mois qui avaient suivi mon arrivée en tant que président de l’entreprise, deux employés au terrain m’avaient reconnu, car ils avaient travaillé pour l’agence qui avait capturé la famille Luciani à ce moment-là. Étrangement, ils ont tous deux été retrouvés lourdement empoisonnés, la bête coupable de ce crime n’a jamais été identifiée. Je me souviens cependant que je n’avais pas tellement mis de cœur dans les recherches. Les semaines passaient tranquillement, mes recherches étaient de plus en plus intéressantes et vu mes nombreuses heures de travail supplémentaires, ma femme commençait à croire que peut-être elle n’était pas la seule femme dans ma vie. Ce n’était pas faut, mais depuis quelque temps je n’avais pas le temps de voir personnes. Ma recherche de pouvoirs était beaucoup plus importante que le sexe. Un soir, elle est même venue me rejoindre à mon bureau par surprise. Elle croyait peut-être me surprendre avec une autre si elle n’annonçait pas sa visite. Au moment où elle ouvrit la porte de mon bureau, j’étais assis à une table, celle-ci était tellement recouverte de document qu’on aurait pu croire que tout cela tenait tout seul par lévitation. Ce qui aurait été à mon sens vraiment génial ! Mais bon, je m’écarte de l’histoire principale. Donc, au moment où ma femme est entrée dans mon bureau, je me suis contenté de relever les yeux vers elle rapidement et puis, quand j’ai réalisé que ce n’était qu’elle, j’ai rapidement rebaissé les yeux vers les documents.

« Ça fait des jours que tu reviens à peine à la maison … je crois qu’il faut qu’on parle Ezio »
« Tu vois bien que je suis occupé, retournes à la maison »

Le silence était alors retombé et au bout d’environ une minute, j’avais de nouveau levé les yeux et ce fut avec un peu de frustration que j’ai vu qu’elle était encore là. Un long soupir s’était alors fait entendre et je m’étais redressé, appuyant mon dos contre le dossier de la chaise là où je me trouvais puis, après avoir déposé mon stylo sur mes documents, j’ai ouvert les lèvres.

« Que veux-tu ? »

Ma femme avait alors pris une grande inspiration, je voyais bien qu’elle était troublée par mon comportement. Elle se tordait les mains et ses cheveux semblaient constamment vouloir changer de couleurs. Elle était envahie par beaucoup d’émotions visiblement.

« Je m’inquiète de ton comportement, tu n’es jamais là, quand tu viens me voir tu me touches à peine et tu ne sembles plus attiré par moi … Tu fais cela depuis des mois et moi j’ai des besoins … j’ai … »

Sa voix se brisa quelques secondes avant qu’elle soit assez calme pour continuer.

« J’ai couché avec un autre homme Ezio, mais seulement, car je me sentais seule … tu me manques »

Je me souviens l’avoir observé quelques secondes en silence. Elle m’avait réellement trompé ? J’en doutais fortement, car elle n’était pas ce genre de femme. Cependant, j’ai fait à ce moment ce qui me semblait le plus logique. Un claquement de doigts se fit entendre et alors presque immédiatement l’un de mes mercenaires apparut derrière Maria. Je lui fis un signe de tête et sans rien demander, il saisit ma femme brusquement pour la tirer vers le corridor. Je ne l’avais jamais aimé, je l’endurais seulement et elle venait de franchir une limite. Je l’ai entendu hurler longtemps dans le couloir, jusqu’au moment où un bruit sourd se fit entendre et ensuite, plus rien. Elle devait avoir perdu conscience. Ce moment désagréable terminé, je me remis à travailler sur mes documents. J’ai mis environ une heure entre la capture de ma femme et la mise en acte de mon autre plan. Un petit groupe de mercenaires fut envoyé au domicile de mes beaux-parents. Il était hors de question que l’un d’eux tente de reprendre l’entreprise maintenant qu’elle était mienne. La capture fut rapide et leur mise à mort parfaite. Je me suis même déplacé pour être présent au moment où ils allaient être abattus. Ce fut presque aussi agréable à voir que la mort de ma sœur. Enfin bonne, la vie est ainsi faite. Si on ne vie pas, on meurt on n’y peut rien. J’étais maintenant et pour longtemps encore seul propriétaire de la compagnie puisque les beaux-parents avaient mis dans leur acte de décès que si quelque chose leur arrivait leur fille serait la seule héritière, mais si quelque chose venait à lui arriver, j’étais la seule personne suffisamment de confiance pour reprendre l’héritage, les maisons et l’entreprise. Tout était donc à mon sens parfait.

Dans les années qui ont suivi, l’entreprise a grandi et nos contacts avec Trask Industries se sont améliorés. Je devais avoir trente-trois ans lorsque j’ai réussi à convaincre Trask d’engager une équipe de scientifiques spécialisée pour m’améliorer physiquement. Personne ne connaissait le projet des scientifiques sauf évidemment moi qui était leur cobaye. Les tests et tentatives d’ajout d’un mutagène ont duré deux ans. Ce fut difficile, douloureux et très compliqué, mais après l’explosion du dix-neuvième alternateur de puissant, je sentis que ça avait fonctionné. Presque immédiatement, les cicatrices qui couvraient mon visage et mon corps commencèrent à se résorber. Mon corps avait enfin accepté de prendre en compte le gène que je lui demandais depuis deux longues et pénibles années. J’étais très certainement le Luciani avec le plus de pouvoirs sur le globe. Alors que les scientifiques vérifiaient que tous leurs morceaux à eux étaient encore là, je me suis mis à faire ce que j’avais prévu depuis longtemps. Chaque homme est mort sous l’effet dévastateur d’une quantité élevée de venin toxique dans le sang. Personnes ne devaient savoir ce que j’avais réussi, je devais être le seul être à pouvoir savoir ce genre de chose et donc je fis même en sorte de détruire tous les documents qui parlaient des essais erreur qui avait été pratiquée sur ma personne. Il ne restait plus rien au moment ou j’ai quitté le laboratoire. En plus de l’ajout de la régénération à mon arc, j’avais maintenant des mutagènes surpuissants. Les gènes qui étaient chez moi à la base avaient été grandement renforcés par les tests et autres acides qui avaient été utilisés sur moi. Ma géolocalisation par le sang était devenue plus précise qu’un fusil manipulé par un expert. Mes morsures étaient maintenant parfaitement contrôlées, je pouvais injecter la quantité voulue de venin en une morsure d’une demi-seconde à peine alors qu’auparavant je devais mordre la personne plus ou moins longtemps selon la quantité de venin que je voulais envoyer. Mon corps avait enfin retrouvé son apparence d’avant ce qui me rendait enfin parfait à mon propre regard.

Suite à tout cela, j’ai finalement décidé de prendre quelques mois pour moi, le temps de bien apprivoiser ma nouvelle condition. Le Trask a bien évidemment continué à m’envoyer des documents classés secrets sur des pouvoirs qui pouvaient être très intéressants, mais j’avais alors décidé de ne pas retenter l’expérience. De toute manière avec ma guérison accélérer ça pourrait certainement causer de gros problèmes pour les tests. C’est un peu après mes trente-six ans que j’ai décidé qu’il était grand temps pour ma compagnie et pour moi-même de quitter l’Italie. Après nombreuse vérification, recherche, réflexion, envoi de lettre et meurtres, j’ai décidé que ma compagnie se dirigerait vers Seattle. Une ville américaine parfaitement reconnue pour ses nombreux mutants intéressants. Trask Industrie ne fit aucun commentaire à mon projet et même qu’ils m’encouragèrent à l’idée de trouver de nouveaux pouvoirs. Ce fut donc fait, en moins de trois mois j’ai trouvé une bâtisse immense, loin de tout et sans aucun risque d’évasion ou d’intrusion quelconque et je suis venu m’installer ici. Évidemment, tout cela m’a apporté à me retrouver assis dans un fauteuil miteux devant un homme tout aussi désespérant. Maintenant que vous connaissez mon histoire … Quelles sont les sources de ma colère ? La rancœur ? La haine ? Comment sa je souffre très probablement d’hallucinations et de schizophrénie ? Vous voulez savoir ce que je pense ? Que vous savez parfaitement que mon histoire est réelle, mais vous voulez éviter d’en parler, car vous craignez des représailles! Et bien malheureusement pour vous il est trop tard pour tout cela. Vous connaissez trop de choses sur moi et mon passé pour que vous puissiez rester en vie. Quoi ! le secret professionnel ? Vous croyez réellement que je vais avaler une telle idiotie ? Tout le monde sait que le soir en revenant de votre boulot merdique vous parlez de vos clients à votre femme en disant qu’ils seraient beaucoup plus heureux sous terre. J’ai parlé de suicide au début de la séance vous vous souvenez ? Et bien, je vous souhaite une belle mort mon cher … Les gars … débarrassez-moi de ce cafard …

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MessageSujet: Re: Ezio Joseph Luciani → L'âme d'un tueur dans une enveloppe de soie   Mar 21 Fév - 21:58


WELCOME IN THE FAMILY


Un beau personnage bien fait j'adore

Le staff n'a rien à redire sur ta fiche, tu es donc validé !

C'est bien, mais que faire maintenant ?
Eh bien, tu dois obligatoirement aller recenser ton avatar ainsi que ton pouvoir et ton nom de code, sauf si ton personnage provient déjà de l'Univers Marvel et qu'il est donc inscrit. L'on peut avoir commis des oublis, vérifie bien et ne zappe surtout pas cette partie !
Tu peux ensuite aller faire ta fiche de liens, ta fiche de RP ! Et puis, bien entendu, commencer à jouer parmi le forum !

Nous te souhaitons un bon jeu ici, en espérant que tu te plairas au maximum ! Have fun ♥



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MessageSujet: Re: Ezio Joseph Luciani → L'âme d'un tueur dans une enveloppe de soie   

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Ezio Joseph Luciani → L'âme d'un tueur dans une enveloppe de soie
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